Thursday, February 03, 2005
Les médias dans la société de l’information - Un pont qui relie les décideurs et les populations
Par Baba Thiam
La société de l’information qui a fini de se dessiner sous nos tropiques est loin d’être appréhendée à sa juste valeur par les populations. Les médias tentent tant bien que mal de combler le fossé en jetant un pont entre les décideurs et les communautés de base. La radio communautaire Simbani (Ndlr : Parole en swahili) couvre le rendez-vous d’Accra sur la route de Tunis. Le temps d’un Sommet.
L’image peut être surréaliste. Le ministre des Télécommunications et des Technologies du Sénégal, Joseph Ndong, livrant ses impressions en direct sur la conférence préparatoire du Sommet Mondial de la Société de l’Information (SMSI) à travers les ondes de la radio Simbani Africa. Une radio communautaire qui affiche de nobles ambitions.
‘’Nous avons pris la mesure de l’importance de ces grandes réunions internationales où de grandes décisions se prennent et qui touchent de près les populations pour venir sur le terrain’’, explique Michelle Ntap, la directrice régionale Afrique de l’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC). C’est ainsi que de 8 heures à 20 heures, l’antenne est ouverte sur la 107 Fm. Le temps d’un sommet.
Selon le rédacteur en chef régional de la radio, Yoro Sangharé, l’installation d’un studio dans le centre de conférence international s’explique pour d’une part, ‘’apporter l’information pour les populations’’ et d’autre part, montrer aux décideurs et aux acteurs de développement que l’Amarc, à travers son réseau et son agence d’informations est un canal de promotion du contenu local’’. Tout au long de la réunion d’Accra, six reporters dont un francophone et cinq anglophones parcourent les allées du centre Kofi Annan et du Centre de Conférence International pour collecter une information de première main qui sera diffusée aux populations. Et selon un mécanisme bien huilé l’information est relayée à travers un nœud de réseaux.
‘’Le réseau de 385 radios communautaires, mais aussi les autres radios qui font partie de notre liste de distribution reçoivent l’information de Simbani et ont la possibilité de la reprendre dans leur bulletin d’information’’, confie Michelle Ntap selon qui un cachet particulier imprime leur démarche. ‘’L’information est délivrée en langue nationale ce qui permet aux populations de mieux appréhender leur contenu’’, conclut-elle.
L’expérience du journaliste malien, Salif Sanogo, s’inscrit également dans ce sillage. En utilisant le médium de la Télévision, M. Sanogo contribue à la ‘’vulgarisation des Technologies de l’information et de la communication vers les masses’’. Bien des enjeux de la société de l’information sont ainsi compris par les populations grâce à ‘’l’homme qui fait les ordinateurs’’, dit-on à l’intérieur du pays.
La société de l’information qui a fini de se dessiner sous nos tropiques est loin d’être appréhendée à sa juste valeur par les populations. Les médias tentent tant bien que mal de combler le fossé en jetant un pont entre les décideurs et les communautés de base. La radio communautaire Simbani (Ndlr : Parole en swahili) couvre le rendez-vous d’Accra sur la route de Tunis. Le temps d’un Sommet.
L’image peut être surréaliste. Le ministre des Télécommunications et des Technologies du Sénégal, Joseph Ndong, livrant ses impressions en direct sur la conférence préparatoire du Sommet Mondial de la Société de l’Information (SMSI) à travers les ondes de la radio Simbani Africa. Une radio communautaire qui affiche de nobles ambitions.
‘’Nous avons pris la mesure de l’importance de ces grandes réunions internationales où de grandes décisions se prennent et qui touchent de près les populations pour venir sur le terrain’’, explique Michelle Ntap, la directrice régionale Afrique de l’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires (AMARC). C’est ainsi que de 8 heures à 20 heures, l’antenne est ouverte sur la 107 Fm. Le temps d’un sommet.
Selon le rédacteur en chef régional de la radio, Yoro Sangharé, l’installation d’un studio dans le centre de conférence international s’explique pour d’une part, ‘’apporter l’information pour les populations’’ et d’autre part, montrer aux décideurs et aux acteurs de développement que l’Amarc, à travers son réseau et son agence d’informations est un canal de promotion du contenu local’’. Tout au long de la réunion d’Accra, six reporters dont un francophone et cinq anglophones parcourent les allées du centre Kofi Annan et du Centre de Conférence International pour collecter une information de première main qui sera diffusée aux populations. Et selon un mécanisme bien huilé l’information est relayée à travers un nœud de réseaux.
‘’Le réseau de 385 radios communautaires, mais aussi les autres radios qui font partie de notre liste de distribution reçoivent l’information de Simbani et ont la possibilité de la reprendre dans leur bulletin d’information’’, confie Michelle Ntap selon qui un cachet particulier imprime leur démarche. ‘’L’information est délivrée en langue nationale ce qui permet aux populations de mieux appréhender leur contenu’’, conclut-elle.
L’expérience du journaliste malien, Salif Sanogo, s’inscrit également dans ce sillage. En utilisant le médium de la Télévision, M. Sanogo contribue à la ‘’vulgarisation des Technologies de l’information et de la communication vers les masses’’. Bien des enjeux de la société de l’information sont ainsi compris par les populations grâce à ‘’l’homme qui fait les ordinateurs’’, dit-on à l’intérieur du pays.
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